On associe souvent les percussions au rythme, à l’énergie et au mouvement. Pourtant, jouer des percussions, c’est aussi être constamment dans un état de présence et d’écoute.
Écouter le son que l’on vient de produire, écouter son corps, écouter les autres pour réussir à jouer ensemble… Les percussions demandent ainsi une attention permanente, qui se développe progressivement en jouant.
Ici l’écoute ne se limite pas au fait d’entendre. Elle implique d’être attentif, de percevoir ce qui se passe autour de soi et de pouvoir s’adapter. C’est en ce sens que les percussions deviennent une science de l’écoute : elles permettent de comprendre et d’expérimenter ce que l’écoute produit sur la relation et le collectif.
1. L’écoute de l’instrument
Cette progression commence par une attention particulière portée à ce que l’on produit avec son instrument, c’est-à-dire être capable d’entendre et de reconnaître son propre son.
Un percussionniste ne perçoit pas seulement un rythme. Il distingue l’intensité, la durée, la régularité ou encore la résonance du son. Ces informations lui permettent de comparer ce qu’il entend avec ce qu’il cherche à produire et d’ajuster son geste.
L’apprentissage devient alors une boucle : jouer, écouter, analyser, ajuster. Plus cette écoute devient précise, plus le geste gagne en maîtrise et permet de contrôler le son produit.
Chez un débutant, cette capacité se construit naturellement en pratiquant. L’oreille apprend à repérer de plus en plus de détails et développe progressivement une écoute plus fine grâce à la répétition des percussions.

2. L’écoute intérieure
Lorsqu’on joue des percussions, on développe également l’écoute de soi.
En effet, la pratique des percussions impose un dialogue permanent entre l’instrument et le corps.
Pour maintenir une pulsation régulière, répéter un mouvement ou se placer précisément sur le tempo, il faut être attentif à ses propres sensations.
En s’exerçant, on arrive même à repérer une tension, une perte de stabilité, une accélération ou encore un décalage dans son jeu.
Et finalement, on se rend compte que ces éléments sont tous liés à une seule chose : l’écoute intérieure.
On remarque donc que s’écouter permet d’améliorer son jeu, et que jouer permet de développer l’écoute de soi.

3. L’écoute du groupe
Lorsque des percussions sont jouées au sein d’un groupe, l’écoute des autres est aussi un point très important.
Pour réussir à jouer ensemble, il ne suffit plus d’écouter son propre instrument, il faut également percevoir ce qui se passe autour de soi.
Respecter les consignes, suivre le chef d’orchestre, prendre sa place parmi les autres participants et intégrer son propre discours à l’ensemble.
Cette grande ouverture va permettre de placer son jeu au bon moment et d’adapter son intensité à celle du groupe.
C’est ainsi que naît un véritable orchestre : grâce à l’harmonie obtenue en associant l’écoute et les aptitudes de chacun
Pour conclure, les percussions sont donc un moyen très efficace de développer l’écoute au sein d’une équipe. Elles sont aussi des instruments riches d’histoire et de culture. (cf. Le tambour : un instrument de communication)
Si votre équipe a besoin d’apprendre à mieux vivre ensemble, The Drums s’engage à créer plus d’harmonie, de cohésion et d’écoute au sein de chaque équipe qu’on nous confie.
Références :
PubMed – Article scientifique (PMID: 26445880) :
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26445880
PubMed – Article scientifique (PMID: 35281511) :
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35281511
Xzylla Drums – Écouter et apprécier les percussions dans la musique :

